Les données sont devenues une infrastructure essentielle de la mobilité moderne.
Pour planifier un réseau, améliorer l’information voyageurs, développer des applications de mobilité ou simplement mieux comprendre l’offre de transport existante, il faut disposer de données structurées, fiables et facilement exploitables.
C’est précisément l’ambition de WatriFeed.
Avec WatriFeed V2, la plateforme franchit une nouvelle étape. Cette nouvelle version propose un environnement collaboratif permettant de créer, importer, convertir, contrôler, visualiser et analyser des données GTFS au sein d’une même interface.
L’objectif est simple : rendre la production et la gestion des données de transport plus accessibles, plus fiables et plus efficaces.
Du réseau de transport à la donnée GTFS
Produire un flux GTFS de qualité peut rapidement devenir complexe.
Il faut identifier les arrêts, reconstruire les lignes et itinéraires, renseigner les horaires, structurer plusieurs fichiers interdépendants, respecter les spécifications GTFS, détecter les incohérences et enfin vérifier que les données représentent correctement le réseau réel.
WatriFeed V2 cherche à simplifier cette chaîne de production.
La plateforme rassemble désormais plusieurs outils dans un même environnement afin d’accompagner l’utilisateur tout au long du cycle de vie de la donnée :
Collecter → Créer → Importer → Convertir → Valider → Corriger → Visualiser → Analyser → Publier

Cette approche permet de réduire la fragmentation entre les différents outils traditionnellement nécessaires à la production d’un flux GTFS.
1. Créer un flux GTFS à partir de zéro
WatriFeed V2 permet de construire un réseau GTFS from scratch, directement depuis son interface.
L’utilisateur peut progressivement structurer les différentes composantes de son réseau : agences, arrêts, lignes, itinéraires, services, horaires et autres éléments nécessaires à la constitution du flux.
Cette fonctionnalité est particulièrement intéressante pour les villes, opérateurs ou réseaux de transport qui ne disposent pas encore de données GTFS structurées.
L’objectif n’est donc plus uniquement de manipuler un fichier GTFS existant, mais de permettre à un territoire de construire progressivement son patrimoine de données de mobilité.

2. Importer un GTFS existant pour améliorer sa qualité
De nombreux réseaux disposent déjà de données GTFS, mais celles-ci peuvent contenir des erreurs, des informations incomplètes ou des incohérences.
WatriFeed V2 permet d’importer un flux GTFS existant afin de poursuivre son amélioration dans un environnement graphique.
L’utilisateur peut ainsi charger ses données, les examiner, identifier certains problèmes, effectuer des corrections puis contrôler à nouveau leur qualité.
Cette approche transforme WatriFeed en véritable environnement de maintenance du GTFS.
Un flux GTFS n’est en effet pas un fichier que l’on produit une seule fois : c’est une donnée vivante qui doit évoluer avec le réseau de transport.

3. Interroger OpenStreetMap directement avec Overpass
L’une des évolutions importantes de WatriFeed V2 est l’intégration de requêtes Overpass directement depuis la plateforme.
Les utilisateurs peuvent exploiter les données disponibles dans OpenStreetMap afin de récupérer des informations géographiques utiles à la construction de leur réseau de transport.
Cette intégration crée une passerelle particulièrement intéressante entre deux écosystèmes majeurs de la mobilité ouverte :
OpenStreetMap pour la connaissance géographique du territoire et GTFS pour la description structurée de l’offre de transport.
L’utilisateur peut ainsi exploiter plus facilement les données OSM sans multiplier les environnements de travail.

4. Passer d’OpenStreetMap au GTFS
WatriFeed V2 va plus loin avec des capacités de conversion OSM vers GTFS.
Cette fonctionnalité ouvre des perspectives importantes, notamment dans les territoires où OpenStreetMap contient déjà une partie significative des infrastructures ou informations relatives au transport, mais où aucun flux GTFS exploitable n’est encore disponible.
Les données issues d’OSM peuvent alors constituer une base de travail pour accélérer la structuration du réseau dans WatriFeed.
L’enjeu est particulièrement important dans les villes et territoires où les ressources nécessaires à la production de données de mobilité restent limitées.

5. Contrôler la qualité des données au fil de leur création
Produire du GTFS ne suffit pas.
Il faut produire du GTFS de qualité.
C’est pourquoi WatriFeed V2 renforce fortement les mécanismes de validation.
La plateforme permet d’effectuer des contrôles pendant le processus de création et d’édition des données. L’utilisateur peut ainsi identifier plus tôt certaines erreurs et incohérences plutôt que d’attendre la fin de la production du flux.
Cette logique de validation au fil de l’eau permet d’intégrer la qualité directement dans le processus de production.
La correction devient ainsi une composante naturelle de la création de la donnée.
6. Le validateur MobilityData intégré au workflow
WatriFeed V2 intègre également le validateur GTFS développé par MobilityData, une référence importante de l’écosystème GTFS.
Cette intégration permet de soumettre les données à des contrôles basés sur les règles et bonnes pratiques du standard GTFS sans quitter l’environnement WatriFeed.
L’utilisateur peut donc passer plus facilement de la production à la validation, puis revenir à la correction des données.
Le cycle devient beaucoup plus fluide :
Créer → Valider → Identifier les problèmes → Corriger → Valider à nouveau
La qualité n’intervient plus uniquement à la fin du projet : elle accompagne tout le cycle de production.

7. Voir son réseau, pas seulement ses fichiers
Un réseau de transport ne devrait pas être compris uniquement à travers des fichiers CSV.
WatriFeed V2 accorde donc une place importante à la visualisation géographique des données.
L’utilisateur peut visualiser son réseau et mieux comprendre la relation entre les données GTFS et leur réalité géographique : arrêts, lignes, tracés et organisation générale du réseau.
Cette représentation facilite également l’identification d’anomalies parfois difficiles à détecter en examinant uniquement les fichiers sources.
La carte devient ainsi un véritable outil de contrôle et de compréhension de la donnée.
8. Aller de la visualisation vers l’analyse
WatriFeed V2 ne se limite pas à afficher les réseaux.
La plateforme introduit également une dimension d’analyse des données de transport.
L’objectif est progressivement de permettre aux utilisateurs de passer d’une logique de production de données à une logique d’exploitation de celles-ci.
Car la véritable valeur du GTFS apparaît lorsque la donnée permet de répondre à des questions concrètes :
Comment le réseau est-il structuré ?
Quelle est la répartition géographique des arrêts ?
Comment les lignes couvrent-elles le territoire ?
Où se situent les éventuelles incohérences ?
Comment mieux comprendre l’offre de transport disponible ?
WatriFeed ambitionne ainsi de rapprocher production, qualité, visualisation et analyse.

Une plateforme collaborative
La philosophie de WatriFeed V2 reste profondément liée à l’open source et à la collaboration.
La donnée de transport implique rarement un seul acteur.
Autorités organisatrices, collectivités, opérateurs, bureaux d’études, développeurs, cartographes, chercheurs et communautés open data peuvent intervenir à différentes étapes de sa production et de son amélioration.
WatriFeed est conçu pour faciliter cette dynamique et fournir un espace commun de travail autour des données GTFS.
Cette approche est particulièrement pertinente dans les contextes où la connaissance du réseau est répartie entre plusieurs institutions et communautés.
Un outil particulièrement pertinent pour les villes africaines
La question de la donnée de transport est stratégique pour les villes africaines.
De nombreux réseaux évoluent rapidement alors que les informations disponibles restent parfois fragmentées, peu structurées ou difficiles à maintenir.
Dans ces contextes, la création d’un GTFS peut nécessiter plusieurs logiciels, des compétences techniques spécifiques et de nombreuses opérations manuelles.
WatriFeed réduit cette barrière.
En combinant OpenStreetMap, GTFS, validation, visualisation et analyse au sein d’un environnement cohérent, la plateforme peut contribuer à accélérer la constitution de référentiels numériques de transport.
Ces données peuvent ensuite soutenir de nombreux usages : information voyageurs, applications de mobilité, planification des transports, études d’accessibilité, recherche, innovation ou politiques publiques.
WatriFeed V2 : de la donnée brute à la connaissance du réseau
WatriFeed évolue vers une plateforme plus complète de gestion du cycle de vie des données GTFS.
Créer un GTFS à partir de zéro.
Importer et améliorer un GTFS existant.
Interroger OpenStreetMap avec Overpass.
Convertir des données OSM vers GTFS.
Contrôler la qualité pendant la production.
Utiliser le validateur MobilityData.
Visualiser géographiquement le réseau.
Analyser les données de transport.
Toutes ces fonctionnalités répondent à une même ambition : faire de la donnée de transport un bien numérique plus facile à produire, à maintenir, à comprendre et à partager.
Une nouvelle étape commence
WatriFeed V2 marque ainsi une évolution importante du projet.
Plus qu’un simple éditeur GTFS, la plateforme ambitionne de devenir un véritable espace de travail collaboratif autour de la donnée de mobilité : depuis les premières informations cartographiques jusqu’à un flux GTFS structuré, contrôlé et exploitable.
Et parce que les besoins des villes, opérateurs et communautés évoluent constamment, WatriFeed continuera lui aussi d’évoluer.
Construisons des données de mobilité ouvertes, fiables et utiles. Ensemble.
